Guides
Storyboard : définition, exemples et modèle gratuit
Votre modèle de storyboard gratuit
Choisissez la durée de votre vidéo, téléchargez le modèle pré-rempli avec le bon nombre de cases. Sans inscription.
Soit environ une case par plan de 3 à 5 secondes (12 à 20 plans pour 60 secondes), au format paysage.
TL;DR : Le storyboard (en français officiel : scénarimage) est une suite de dessins qui représente une vidéo plan par plan avant sa production, avec pour chaque case le cadrage, l'action, les dialogues et les mouvements de caméra. Inventé chez Disney dans les années 1930, c'est aujourd'hui l'étape de validation clé de toute vidéo professionnelle : pub, motion design, vidéo d'entreprise. Téléchargez notre modèle gratuit plus bas, et si vous préférez déléguer toute la production, trouvez un pro sur Le Cut, en direct et sans commission.
Qu'est-ce qu'un storyboard ? Définition
Un storyboard est une suite de dessins correspondant chacun à un plan, qui permet de visualiser le découpage d'un film avant de le tourner (définition du Larousse). Concrètement : la vidéo entière racontée en vignettes dessinées, comme une bande dessinée technique, avec pour chaque case le cadrage, l'action, les dialogues et les indications de caméra.
En français, le terme officiellement recommandé est scénarimage (Journal officiel du 15 septembre 2006). FranceTerme le définit comme un « recueil de croquis correspondant au découpage du scénario d'un film, présentant le contenu et le cadrage des différents plans de chaque séquence ». Dans la pratique, tout le monde dit storyboard, y compris les professionnels français.
À quoi ça sert ? À valider la narration et les choix visuels avant d'engager les coûts de tournage ou d'animation. Corriger un dessin coûte quelques minutes ; refaire un plan tourné ou animé coûte des jours. C'est l'assurance anti-mauvaise-surprise de toute production vidéo.
D'où vient le storyboard ? Une invention Disney
Le procédé moderne naît chez Walt Disney Productions au début des années 1930. Les archives officielles Disney (D23) en créditent Webb Smith, « story man » du studio à partir de 1931, qui eut l'idée de dessiner les scènes sur des feuilles séparées épinglées sur un panneau pour planifier un film d'animation à la place d'un script. L'attribution est discutée : l'animateur Dick Huemer créditait plutôt Ted Sears, venu des studios Fleischer. Ce qui est documenté, c'est que le premier film doté de storyboards complets est le court-métrage Disney Les Trois Petits Cochons (1933), et non Steamboat Willie comme on le lit souvent.
Le cinéma en prises de vues réelles adopte vite l'outil : Autant en emporte le vent (1939) passe pour le premier long-métrage entièrement storyboardé, sous la direction artistique de William Cameron Menzies.
Que contient une case de storyboard ?
Chaque case (ou vignette) combine un dessin et des annotations techniques. Pas besoin de savoir dessiner comme un pro : des bonshommes bâtons suffisent tant que l'information est claire.
| Élément | Ce qu'il indique |
|---|---|
| Le dessin | La composition de l'image, au même ratio que la vidéo finale (16:9, 9:16) |
| La valeur de plan | Plan large, plan moyen, plan rapproché, gros plan |
| Les mouvements de caméra | Flèches pour un panoramique, un travelling, un zoom |
| L'action | Ce qui se passe dans le plan, en une phrase |
| Dialogue ou voix off | Le texte entendu pendant le plan |
| La durée estimée | En secondes, pour tenir le format total |
| Numéro de plan et transition | L'ordre, et comment on passe au plan suivant (cut, fondu) |
Storyboard, animatique, shotlist, moodboard : quelles différences ?
Ces outils de préparation se complètent mais ne se remplacent pas :
| Outil | Forme | Rôle |
|---|---|---|
| Moodboard | Collage de références visuelles | Fixer l'ambiance et la direction artistique |
| Script / découpage technique | Texte structuré | Décrire les plans et dialogues par écrit |
| Storyboard | Dessins séquentiels annotés | Visualiser chaque plan avant production |
| Animatique | Storyboard monté en vidéo avec son témoin | Valider le rythme et le timing réels |
| Shotlist | Liste ordonnée des plans à tourner | Organiser le tournage sur le terrain |
L'ordre logique d'une production : moodboard, script, storyboard, animatique, puis tournage ou animation, et enfin le montage.
Comment faire un storyboard ? La méthode
- Partez du script. Le texte définitif, calibré en durée (environ 150 mots pour 60 secondes de voix off).
- Découpez en plans. Une idée = un plan. Pour une vidéo de 60 secondes, comptez généralement 12 à 20 plans, soit autant de cases.
- Dessinez les vignettes. Vite et mal, c'est très bien : l'objectif est la composition et l'enchaînement, pas l'esthétique du dessin.
- Annotez chaque case. Valeur de plan, mouvement caméra, action, dialogue, durée (utilisez notre modèle ci-dessous).
- Relisez le rythme. Lisez la voix off à voix haute en suivant les cases : les longueurs et les trous se voient immédiatement.
- Faites-le valider. Client, équipe, sponsor : c'est LE moment des retours. Chaque modification acceptée ici économise des heures de production.
Pour un rendu plus précis, l'étape suivante est l'animatique : les cases montées bout à bout en vidéo avec une voix off témoin, pour juger le timing réel avant d'animer.
Exemples de storyboards célèbres
- Psychose (1960). Les storyboards de la scène de la douche ont été dessinés par le graphiste Saul Bass, crédité « pictorial consultant » au générique. Environ 45 secondes à l'écran pour 60 à 78 plans selon les décomptes : impossible sans une planification dessinée au cordeau.
- Autant en emporte le vent (1939). Chaque plan conçu à l'avance par William Cameron Menzies, une première pour un long-métrage en prises de vues réelles.
- Ridley Scott. Le réalisateur d'Alien dessine lui-même ses storyboards, surnommés « Ridleygrams », un héritage de sa formation en design.
- Bong Joon-ho. Ses storyboards de Parasite, dessinés par le réalisateur lui-même, ont été publiés en album (« Parasite : A Graphic Novel in Storyboards »), rare cas d'un storyboard devenu livre à succès.
Quel outil pour faire un storyboard ?
| Outil | Prix | Pour qui |
|---|---|---|
| Papier + modèle imprimé | Gratuit | Tout le monde, le plus rapide pour démarrer |
| Storyboarder (Wonder Unit) | Gratuit, open source | Le meilleur outil dédié gratuit : 6 outils de dessin, métadonnées par case, export Premiere, Final Cut, Avid, PDF |
| Canva | Gratuit / payant | Modèles visuels rapides, pas de logique vidéo |
| Boords | Payant | Équipes et agences, partage et versions en ligne |
| Toon Boom Storyboard Pro | Payant (abonnement) | Le standard des studios d'animation |
| Générateurs IA (Midjourney, Boords AI) | Variable | Style frames et pistes visuelles rapides, mais cohérence des personnages et continuité entre cases encore fragiles |
Notre conseil : commencez sur papier avec le modèle ci-dessous, passez à Storyboarder si vous storyboardez régulièrement.
Le storyboard dans une vraie production vidéo
Dans une production professionnelle, le storyboard n'est pas une option : c'est l'étape de validation qui sépare l'écriture de la fabrication. Le circuit type : brief, script, storyboard, tournage ou animation, montage, habillage et exports.
Bonne nouvelle si vous déléguez : le storyboard est inclus dans les prestations sérieuses. Les agences françaises de motion design l'intègrent systématiquement dans leurs forfaits (Pixel Farandole l'inclut par exemple dans ses vidéos 2D avec les illustrations, la voix off et l'animation), et un bon freelance vous le soumettra pour validation avant d'animer quoi que ce soit. C'est même un critère de sélection : un prestataire qui veut animer sans storyboard validé est un signal d'alarme.
Vous n'avez donc pas besoin de devenir storyboardeur pour produire une vidéo d'entreprise pro : sur Le Cut, vous décrivez votre projet et vous travaillez en direct avec un monteur ou motion designer freelance, sans commission, storyboard compris dans la prestation. Notre guide comment trouver un monteur vidéo freelance vous donne la méthode de sélection.
FAQ
Qu'est-ce qu'un storyboard ?
C'est une suite de dessins annotés représentant une vidéo plan par plan avant sa production : cadrage, action, dialogues, mouvements de caméra et durée de chaque plan. Il sert à valider la narration et les choix visuels avant d'engager le tournage ou l'animation.
Comment faire un storyboard ?
Partez du script définitif, découpez-le en plans (12 à 20 pour 60 secondes), dessinez une vignette par plan au bon ratio, annotez chaque case (valeur de plan, caméra, dialogue, durée), relisez le rythme à voix haute puis faites valider avant production. Un modèle à imprimer suffit pour commencer.
Comment traduire storyboard en français ?
Le terme officiellement recommandé est « scénarimage », publié au Journal officiel du 15 septembre 2006. Le Robert mentionne aussi « scénario en images ». Dans l'usage professionnel courant, « storyboard » reste largement majoritaire.
Qu'est-ce qu'un exemple de storyboard ?
Le plus célèbre est celui de la scène de la douche de Psychose, dessiné par Saul Bass : environ 45 secondes de film pour 60 à 78 plans planifiés case par case. Plus récemment, les storyboards de Parasite dessinés par Bong Joon-ho ont été publiés en album.
Combien de cases pour une vidéo de 60 secondes ?
Comptez 12 à 20 cases, soit une par plan, avec une durée moyenne de 3 à 5 secondes par plan. Une vidéo au montage rapide (pub, réseaux sociaux) peut en demander davantage.
Sources utiles
Besoin d'un montage pro ?
Ne laissez pas un montage amateur gâcher votre contenu. Trouvez le monteur idéal sur notre répertoire vérifié.
Trouver mon monteur vidéo